De nouvelles recherches pourraient réduire le risque de dysplasie de la hanche chez les chiens
Une équipe de chercheurs suédoise progresse sur les raisons de la dysplasie de la hanche chez le chien. En identifiant un important facteur de risque génétique, les scientifiques espèrent contribuer à réduire le nombre de chiens touchés. Une étude financée par le Fonds de recherche Agria.
« La dysplasie de la hanche est une maladie complexe dans laquelle la génétique et l’environnement jouent tous deux un rôle. En combinant des analyses génétiques avancées avec les données statistiques du Swedish Kennel Club, nous comprenons désormais mieux pourquoi certains chiens sont atteints », explique Maja Arendt, vétérinaire et chercheuse à l’Université de Copenhague.
La dysplasie de la hanche est l’une des maladies articulaires les plus fréquentes et les plus douloureuses chez le chien. Elle touche presque toutes les races, mais est plus courante chez les grandes races telles que les Labradors Retrievers et les Bergers Allemands.
Des différences génétiques liées à l’arthrose
Dans cette étude, une différence génétique a été identifiée sur le chromosome 24, en lien avec les évaluations de l’articulation de la hanche chez les chiens atteints. Cette différence se situe à proximité d’un gène dont l’expression est connue pour être modifiée chez les humains souffrant d’arthrose.
« Les chiens atteints de dysplasie sévère de la hanche développeront à terme de l’arthrose, car l’articulation de la hanche est soumise à des contraintes anormales. », précise Docteure Maja Arendt.
Les gènes et l’environnement jouent un rôle
Outre les facteurs génétiques, des éléments environnementaux tels que le poids et le mode de vie jouent également un rôle majeur dans le développement de la maladie, et même des chiens en bonne santé peuvent être porteurs du gène à risque.
« Un chien dont les hanches sont en parfaite santé peut être porteur du gène à risque et le transmettre à sa descendance. Il est donc essentiel d’associer des méthodes traditionnelles telles que les radiographies et les index de sélection à de nouvelles connaissances génétiques, afin de mieux utiliser les chiens en bonne santé dans l’élevage », souligne Maja Arendt.
Prochaine étape : les tests génétiques
À long terme, les chercheurs espèrent développer des tests génétiques qui, associés aux radiographies, permettront aux éleveurs et aux propriétaires d’identifier les chiens présentant un risque accru de dysplasie de la hanche. Toutefois, des recherches supplémentaires sont nécessaires avant que ces tests ne puissent devenir une réalité.
« Nous espérons que nos résultats conduiront, à terme, à des chiens en meilleure santé et à une diminution des cas de dysplasie de la hanche », conclut Docteure Maja Arendt.
L’étude a récemment été publiée dans la revue scientifique Nature Scientific Reports.
Dysplasie de la hanche chez le chien :
- Plus fréquente chez les races grandes et lourdes, car leurs articulations sont davantage sollicitées
- Entraîne souvent des douleurs, des boiteries et de l’arthrose
- Son incidence a diminué grâce aux programmes d’élevage basés sur le dépistage radiographique
- Le risque est influencé à la fois par la génétique et l’environnement
Symptômes de la dysplasie de la hanche :
- Raideur
- Difficulté à se lever ou à monter les escaliers
- Boiterie
- Réticence à partir en promenade
- Réticence à sauter et à jouer
- Douleur au toucher autour de la hanche